LA SÉCURITÉ EN MONTAGNE
LES SITUATIONS DE DÉTRESSE ET D’URGENCE EN MONTAGNE
Il existe différentes situations de détresse et d’urgence en montagne, pour y faire face il est nécessaire de comprendre et d’agir vite

La situation d’urgence :
C’est une situation qui présente un risque immédiat de préjudice grave pour la santé ou la vie .
Pour exemple, une fracture est une situation d’urgence .
La situation de détresse :
C’est lorsqu’une vie humaine est en danger grave et imminent . Pour exemple, un pratiquant perdu est en situation de détresse .
Une situation d’urgence peut devenir une situation de détresse .
LES INTERVENANTS DE LA SÉCURITÉ EN MONTAGNE
Il existe différents acteurs intervenants
Les pisteurs secouristes :
Ils effectuent les premiers secours sur les pistes à l’aide de traineau ou une barquette . Ils interviennent rapidement, ils rassurent le blessé et les proches, ils assurent les premiers secours ( pose une attelle, mise en coque ,… ) et ils procèdent à l’évacuation du blessé .

Les secours en montagne / PGHM :
Les PGHM ( Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne ) est un groupement de plusieurs unités spécialisées dans le secours des victimes, en milieu périlleux et chargés de mission de police judiciaire.
Les PGHM interviennent en moyenne 5400 fois par an et majoritairement à l’aide de leurs hélicoptères avec lequel ils évacuent les blessés dans les hôpitaux les plus proches de l’accident .

Le SAMU / Urgentistes :
La présence d’un médecin urgentiste est souvent nécessaire en montagne . Ils interviennent sur des pathologies spécifiques liés au froid
( avalanches,altitude, au manque d’oxygène ) au soleil ( insolation, hypoxie, ) aux traumatismes,
( fractures, chutes, pathologies cardiaques ou pulmonaire . )
Ils donnent un diagnostic sur l’état de santé de la victime, ils prodiguent les gestes adaptés.
Ils sont accompagnés d’une équipe composé de sauveteurs, d’un pilote et mécanicien d’hélicoptère .
Le médecin urgentiste en montagne est le seul à décider de la nécessité d’évacuation et des modalités tel que l’hélitreuillage .

Le Centre Médical de Station :
Ils effectuent la prise en charge des soins et l’orientation médicale non vital. En fonction du centre médical, différentes prises en charge sont possibles. De la médecine générale à la prise en charge de patients ayant de la traumatologie non vitale type entorse, luxation, pathologies hivernales…
COMMENT SIGNALER UNE SITUATION D’URGENCE
ALERTER ! Toute personne victime ou témoin d’un accident en montagne.

Emporter un moyen d’alerte (téléphone, radio…) afin d’être en mesure de contacter les secours (112). Le 112 fonctionne même depuis un téléphone verrouillé ou ne disposant pas d’une carte SIM.
- QUE DIRE ? Qui suis-je ? Je me présente et donne mon numéro de téléphone ou précise le moyen de communication dont je dispose
- Où suis-je ?
Je précise ma localisation : massif, sommet, altitude, versant, course effectuée, lieu de départ, coordonnées GPS. Que s’est-il passé ? Explication succincte de l’accident, activité pratiquée, nature de l’accident ( chute, glissade, collision…) Qui est blessé ? Préciser le nombre de victime, le sexe, l’âge et les blessures dont il(s) souffre(ent)
Quelles sont les couleurs dominantes de mes vêtements ? Quelle est la météo sur place? ( vent / nuage) et présence d’éventuels obstacles (falaise, forêt, lignes électriques) seront des indications précieuses pour le pilote. Les gestes et signaux de détresse en montagne Dans le cadre des opérations de recherches et de secours, il est possible qu’une équipe de secouristes héliportés soit envoyée sur la zone. Si vous avez besoin de secours, des gestes et signaux internationaux existent pour communiquer clairement votre besoin aux sauveteurs.
- Oui j’ai besoin de secours : Levez vos deux bras de manière à former un “Y” (=Yes).
- Non je n’ai pas besoin de secours : Tendez un bras vers le haut, l’autre vers le bas pour former une diagonale, signifiant “N” (=No). À défaut, ne faites pas de gestes.

LA CONDUITE À TENIR EN CAS D’URGENCE
SÉCURISER LA ZONE
Il est impératif de protéger le pratiquant victime des autres dangers potentiels . Pour cela, il est recommandé de planter ses skis en croix en amont de la victime .
Il est impératif d’alerter les autres pratiquants !
LES PREMIERS SOINS


La Position Latérale de Sécurité est un geste de premiers secours à pratiquer systématiquement en présence d’une personne inconsciente, qui respire normalement et en position sur le dos . Cette technique permet de maintenir la liberté des voies aériennes supérieures . Placer la victime sur le côté gauche si il n’y a pas de traumatisme empêchant cette manipulation .
FACE À UNE AVALANCHE
Témoin direct d’une avalanche, la première chose à faire est de prévenir les secours.
Sans matériel de sécurité (DVA, pelle et sonde), il faut indiquer le lieu de l’avalanche, et le nombre de personnes pris dans l’avalanche, bien indiquer dans quelle partie de l’avalanche on a vu les personnes disparaître, cela facilitera les recherches .
Avec un matériel de sécurité (DVA, pelle et sonde), il est impératif d’attendre que l’avalanche s’arrête et de veiller au risque de suravalanche.
Repérer le dernier point de disparition de victimes, activer son DVA en mode
« recherche » et se lancer dans la recherche .
ASSURANCE ET FRAIS
LES ASSURANCES
Il existe différentes assurances couvrant les pratiquants sur un domaine skiable .

Les tarifs des secours en montagne peuvent varier entre 300 à 500 euro en fonction de la zone de prise en charge et du moyen utilisé .
Un secours en hors piste peut coûter jusqu’à 1015 euro, une évacuation par hélicoptère coûte environ 80 euro / minute .
- En cas d’ accident dans un endroit hors-piste mais encore accessible grâce aux remontées mécaniques, la commune prend en charge la gestion des secours.
Elle peut faire appel à des sociétés privées, généralement l’exploitant des remontées mécaniques. La municipalité peut alors vous demander le remboursement d’une partie des opérations (recherches, transport, etc.) qui lui sont facturés par les pisteurs secouristes. Les tarifs des frais de secours sont librement fixés par les communes et sont affichés en bas des pistes. - En cas d’ accident au-delà des remontées mécaniques en dehors du domaine skiable, le principe de la gratuité des secours en montagne s’applique.
Les secours relèvent alors des services de l’État (sapeurs-pompiers, CRS montagne, gendarmes de haute montagne). Les frais de secours seront supportés par la collectivité. La distinction entre les notions de « hors-piste » et « ski en dehors du domaine skiable» (entre deux pistes réglementées par exemple) reste sujette à interprétation. Cette interprétation peut varier d’un domaine à un autre et avoir une influence sur la délimitation des zones de secours entre payant et gratuit. En cas de pratique hors-piste malgré une interdiction par arrêté municipal et de déclenchement d’ une avalanche, la responsabilité individuelle est engagée . Une condamnation à une interdiction de ski et à une amende peuvent être dressées à l’encontre du pratiquant . Des poursuites pénales peuvent être engagées et des sanctions lourdes comme une peine de prison pour mise en danger de la vie d’autrui peuvent être rendues à l’encontre du pratiquant . - En France, le ski hors-piste (ou freeride) n’est pas une pratique illégale.
LES FRAIS

