DES PRATIQUANTS COMME LES AUTRES
Il existe aujourd’hui différents matériels adaptés et de nombreuses méthodologies d’apprentissage pour un pratiquant atteint de problème de santé physique ou mental . L’accès à l’apprentissage se doit universel .
PRATIQUANT UTILISANT LA LANGUE DES SIGNES ( LSF )
La langue des signes Française
Elle est utilisée par une partie des sourds de France et leurs proches . C’est une langue française à part entière reconnue par la loi qui permet de communiquer en associant un signe à un mot . Il existe différentes langue des signes, elle n’est pas universelle .
De nombreuses personnes sourdes ou malentendantes ont longtemps appris à skier par mimétisme en regardant les autres pratiquants . De nombreux moniteurs/trices et de nombreuses écoles enseignent l’apprentissage du ski, du snowboard en langue des signes françaises .
Un enseignement adapté
Les enseignants skient en marche arrière afin de pouvoir signer et enseigner à l’élève la pratique .
Les enseignants ne cachent par leur bouche malgré le froid afin que les pratiquants même appareillés puissent également lire sur les lèvres .

La lecture labiale apporte 20% de confort supplémentaire à la compréhension d’une conversation pour une personne sourde ou appareillée . Cette technique permet de comprendre ce que dit une personne en lisant sur ses lèvres, mais aussi sur l’ensemble de son visage . Il existe 12 images labiales, le contexte et la suppléance mentale permettent de comprendre 70 à 80 % de l’échange verbal .
Le pratiquant atteint de surdité n’entend pas son environnement et cela influe sur le traitement de l’information, de prévenir un danger, la capacité d’anticiper une action et de communiquer .
PRÉVENTION AUDITIVE
Il est primordial de préserver sa capacité auditive .
1/ Limiter le volume d’écoute et limiter le temps d’exposition à des sons forts .
2 / Attention à l’altitude, le changement d’altitude et de pression peut provoquer un barotraumatisme et causer une surdité soudaine , des maux de tête et des douleurs vives aux oreilles .
3 / Attention aux écarts de température soudain à long terme .
L’oreille peut développer de l’exostose . Cette pathologie se traduit par une production anormale de tissus osseux et calfeutre le conduit auditif et le tympan .
Il est fortement déconseillé d’utiliser des casques auditifs lors de la pratique .
PRATIQUANT MALVOYANT ET AVEUGLE
Selon l’association internationale des sports pour aveugles, « le ski alpin est l’une des rares possibilités disponible qui permet à la personne aveugle de se déplacer librement et rapidement dans le temps et l’espace . »

LES AJUSTEMENTS
Il existe plusieurs ajustements afin que les personnes malvoyantes ou aveugles puissent pratiquer sur les domaines skiables .Les personnes malvoyantes ont souvent besoin d’un instructeur, il se sert de barres de slalom pour être relié entre eux . Pour les plus expérimentés, il est possible de descendre la piste en contact radio. Le pratiquant descend la piste de manière totalement indépendante et des instructions lui sont communiqués au moyen d’un système vocal à distance. Le moniteur devient “les yeux” du skieur et la descente s’effectue en toute sécurité.
Des vestes de couleur vive tel que le jaune néon avec 3 points noir ou des chasubles permet au pratiquant malvoyant de mieux repérer le « guide » et permet d’être facilement identifiable par les autres pratiquants .
DE LA CONFIANCE ET DE LA SÉCURITÉ
Le pratiquant malvoyant ou aveugle créé une relation spécifique avec son guide .
La notion de confiance est essentielle et se renforce avec la notion de sécurité pour que le pratiquant puissent profiter de l’expérience sans crainte.
Il est impératif dans ce contexte que les autres pratiquants voyants anticipent le pratiquant mal voyant et son guide afin de préserver leur sécurité .
La para-athlète Norvégienne Andrea Pharo Ronde détient le record du monde de vitesse de sa discipline avec une vitesse de 168,77 KM/H le 31 Janvier 2025 à Vars .
Pratiquant utilisant des aides à la pratique
POUR LES PRATIQUANTS AYANT DES TROUBLES MOTEURS
Avoir un matériel adapté :
L’uniski :
c’est un fauteuil handiski muni d’un seul ski qui permet de skier assis en autonomie . Il s’utilise avec des stabilisateurs, c’est le poids du corps et les membres supérieurs qui permettent de se diriger lors de la descente des pistes.

Le biski :
C’est un fauteuil de ski assis spécialement conçu pour permettre à une personne tierce de “piloter”, de diriger l’appareil. Le pilote possède ses propres skis et ne nécessite pas de stabilisateurs .

Le kartski
C’est un fauteuil de ski fixé sur deux skis et doté de deux poignées permettant à la personne de gérer la direction et la vitesse, ou le tétraski en autonomie ou semi-autonomie .

POUR LES PRATIQUANTS AYANT DES PATHOLOGIES MÉCANIQUES
L’EXOSQUELETTE
c’est un dispositif qui s’installe sur les deux jambes du skieur.
Lors de la flexion des jambes, des ressorts se compriment et restituent l’énergie accumulée lors de la phase d’extension .
L’allégement du poids ressenti par le pratiquant est d’environ de 30% réduisant l’absorption des chocs et des vibrations . Ce sytème permet de retarder la fatigue musculaire et de réduire les éventuelles douleurs des skieurs aux genoux, hanches et dos .
Pratiquant ayant des difficultés d’apprentissage
Une approche pédagogique adaptée
Les enseignants titulaires du Brevet d’Etat et du module Handiski , régulièrement accompagné par un éducateur spécialisé ou/et un proche, mettent en place différentes méthodes d’enseignement pour le pratiquant .
Une structuration forte qui se traduit par des cours à horaires fixes ou des repères visuels identiques et répétés avec des temps d’apprentissage plus courts , adaptés à l’attention et à la fatigue .
La mise en place de consignes simples, claires et répétées afin que le pratiquant intègre très progressivement les différentes notions et actions à réaliser . L’utilisation d’un harnais ou d’élastiques pour guider les trajectoires est recommandé ou le ski tandem afin d’aider le pratiquant dans ses repères .
Une valorisation systématique des efforts est primordiale afin que le pratiquant puisse avoir confiance en ses capacités et créé un lien de bienveillance avec le moniteur . La mise en place de jeux par des parcours ludiques balisés ( cônes, tunnels, arches , … ) permet régulièrement au pratiquant l’accomplissement d’actions simples avec succès .
Des ateliers de préparation hors neige permet au pratiquant une meilleure compréhension des différentes notions, actions et vocabulaire liés à l’apprentissage tout en réduisant le stress lié à la pratique à l’extérieur .
Pratiquant senior
L’Américain G. Jedenoff skie depuis 65 ans les pistes de Little Cottonwood dans L’Utah et est le skieur le plus âgé à l’âge de 107 ans .

Adapter son comportement et connaître ses limites
Le pratiquant âgé doit bien connaître ses limites et avoir une pratique prudente . Il convient d’être plus vigilant face aux risques de chute et éviter les fractures . L’ostéoporose en cause .
Il s’agit d’une pathologie liée à l’âge principalement et se caractérise par une diminution accélérée de la masse osseuse . Elle entraîne par conséquent un risque accru de fractures . Entre 65 et 70 ans , la perte osseuse est identique chez les deux sexes .
Une pratique qui a évolué
Depuis l’époque où ils ont commencé, la pratique a évolué .
Le matériel est plus performant, la qualité des pistes est amélioré et il est donc conseillé de contrôler davantage sa vitesse .
Il y a beaucoup plus de pratiquants et il est possible avec l’âge de perdre un peu en lucidité. Il est donc préconisé d’éviter la haute saison afin d’évoluer dans une période où le nombre de pratiquants est réduit .
Sauf raisons spécifiques , la pratique du ski ou du snowboard ou tout activité en montagne est recommandé malgré le vieillissement .
La balance bénéfices / risques est toujours positive .
